Publié le : 03 décembre 20236 mins de lecture

Les travaux sous tension consistent à entretenir, à réparer, à construire des ouvrages ou à faire des installations tout en gardant la tension électrique. À condition de respecter les règles de sécurité, réaliser ce type d’exploit est tout à fait possible. D’ailleurs, grâce à cette méthode de travail, il est possible de maintenir la distribution d’énergie électrique si elle concerne les réseaux publics. Pendant les travaux, il faut utiliser des matériels adéquats et respecter des procédures rigoureuses. L’employeur doit former, faire un suivi régulier et habiliter ses employés.

Quels sont les travaux sous tension ?

Il est à noter que les travaux sous tension doivent être réalisés avec une habilitation TST. En matière d’installation électrique, toutes les tâches réalisées sur une installation à basse tension sont considérées comme des travaux sous tension. Il pourrait s’agir des travaux sur :

  • les installations industrielles et tertiaires fonctionnant en courant alternatif (tension supérieure à 500 volts) ou en courant continu (tension supérieure à 750 volts) ;
  • les véhicules et les engins mobiles équipés d’une motorisation thermique, électrique ou hybride avec une tension supérieure à 60 volts ;
  • les batteries d’accumulateur stationnaire avec une tension excédant 60 volts.

Dans les réseaux publics, le choix d’utiliser la méthode des TST dépend du chef d’entreprise. En revanche, il faut obligatoirement supprimer la tension pour les installations électriques privées. Les travaux sous tension sont uniquement acceptés en cas d’impossibilité ou de danger.

Quelques normes applicables pour la prévention du risque électrique

Le risque électrique peut être occasionné par contact direct ou indirect sur les professionnels travaillant sur le chantier ou sur les personnes habitant à proximité. Il peut s’agir d’une brûlure, d’une électrocution, d’une électrisation… Il est toutefois possible de réduire ces risques en respectant les normes et en appliquant des mesures de précaution.

Pour préserver la santé des personnes intervenant dans le cadre d’un chantier, il y a des normes encadrant les installations électriques :

  • la norme NF C 15-100 : à appliquer sur les installations électriques basse tension sur un chantier de construction ou de rénovation ;
  • la norme NF EN 61140 : répartissant les appareils électriques entre 4 classes (0 à 4) ;
  • la norme NF C 18-510 : pour prévoir les mesures de protection de personnes travaillant dans un environnement exposé au risque électrique.

Il y a des normes spécifiques pour prévenir les risques électriques aux contacts directs et indirects. Vous pouvez demander conseil sur dafconseil.com.

Prévenir les risques électriques en travaux sous tension

La loi exige que tout travailleur exécutant des travaux sous tension doit posséder une habilitation électrique ou habilitation B2TL pour pouvoir effectuer des installations électriques. C’est aussi le cas de ceux qui font des interventions en basse tension. Pour réaliser les TST, le travailleur doit suivre une formation dans un organisme agréé par le ministère du Travail.

Délivrée par l’employeur, l’habilitation TST s’agit d’une reconnaissance de l’employeur vis-à-vis de l’aptitude d’un employé à respecter les normes de sécurité face aux risques électriques. Pour prévenir ces derniers, le chef d’établissement doit mettre en œuvre des mesures de prévention adaptées au niveau de tension et du courant selon les seuils pour les travaux sous tension. Pour les TST et les interventions en basse tension, il doit également considérer le risque de court-circuit maximal.

Toutes les opérations d’ordre électrique ou non électrique qui sont effectuées au voisinage d’une pièce nue sous tension doivent respecter des conditions liées à la réalisation des travaux hors tension. Lors des opérations comme les mesurages et les essais, l’employeur doit établir des systèmes de prévention contre tout éventuel risque électrique.

D’autres mesures de prévention

En entreprise ou dans une habitation, les travaux à effectuer doivent faire l’objet d’une analyse préalable sur le terrain afin d’évaluer les risques. Il faut étudier :

  • le positionnement des câbles ;
  • la proximité des pièces sous tension ;
  • le positionnement des intervenants ;
  • tous les gestes incontournables.

Sur les chantiers à risque, des mesures de protection appropriées doivent être appliquées :

  • mise en place d’une signalétique bien visible et claire permettant d’identifier les zones à risque ;
  • équipements de protection individuel (EPI) à la disposition des intervenants ;
  • l’isolation de l’installation électrique.

Toutes les mesures de prévention ainsi que les modes opératoires mises en place par l’employeur pour réaliser des TST doivent respecter les normes homologuées, à savoir :

  • NF C18-505-2-2 : novembre 2013 : règles sur les installations industrielles et tertiaires ;
  • NF C18-505-2-3 : novembre 2013 : prescriptions spécifiques pour les opérations concernant les batteries d’accumulateurs stationnaires ;
  • NF C18-505-2-1 : mai 2017 : réglementations sur les véhicules et engins à motorisation thermique, hybride et électrique ;
  • NF C18-505-1 : mai 2017 : prescriptions générales.

Toutes les mesures de protection et de prévention permettent de réduire les risques. Cependant, seule la réalisation des travaux hors tension est le meilleur moyen pour garantir la sécurité. Dans la mesure du possible, il faut choisir cette méthode.